Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Pascal KOCKAERT (Premier assistant)

Parcours

Je suis animé par la « flamme de l'optique » depuis mes secondaires. Les expériences en laboratoire et les explications scientifiques de mon père, chimiste, m'ont donné l'envie de faire de l'optique mon métier. J'avais alors le choix entre des études d'ingénieur civil en physique ou de physique pure. Après quelques hésitations, j'ai opté pour l'ingénierie à l'ULB. Ces études m'ont naturellement amené vers l'optique : c'est au moment de choisir un sujet de mémoire que je me suis rendu pour la première fois au Service d'optique et acoustique. Je ne savais pas encore si j'allais faire une carrière dans la recherche. Cela me tentait mais je n'étais pas sûr que cela me plaise. Après quelques mois de travail sur mon sujet de mémoire, j'ai envoyé ma candidature au FNRS. Une fois diplômé, j'ai reçu une bourse d'aspirant en 1997 et mon directeur de mémoire est devenu mon directeur de thèse.

Après la défense de ma thèse, j'ai terminé mon mandat d'aspirant avant que le FNRS ne me confie un mandat de chargé de recherche en 2001. Cette année-là, je suis parti à l'Université Laval à Québec - autoproclamée « cité de l'optique » - pour un séjour post-doctoral au Centre d'optique, photonique et laser (COPL). J'y ai vu les télécommunications optiques sous un angle beaucoup plus appliqué et complémentaire, où l'on essayait de masquer le plus possible les spécificités de l'optique dans les montages opto-électroniques. Je n'ai peut-être pas amélioré mon anglais mais cette année fut très enrichissante.

De retour en Belgique, je suis revenu au Service d'optique et acoustique pour y terminer mon mandat de chargé de recherche. Je me suis alors occupé de l'encadrement d'étudiants et j'ai postulé en parallèle à la Faculté des sciences appliquées et au FNRS. J'éprouvais beaucoup de plaisir à encadrer des étudiants et j'ai donc essayé de trouver un équilibre entre l'amélioration de mon dossier pédagogique et de celui de recherche. Comme beaucoup de chercheurs, j'ai enchaîné plusieurs contrats d'un an. J'étais prêt à repartir à l'étranger lorsque j'ai été nommé premier assistant.

Mon parcours s'inscrit dans la continuité, puisque je travaille au sein du même service depuis une dizaine d'années. Ma thématique de recherche a évolué au fil du temps. Pendant ma thèse, je me suis intéressé à la propagation de la lumière dans les fibres optiques et je compte poursuivre sur la voie de la photonique, en étudiant les effets non linéaires dans des nanostructures. Bien que mes recherches actuelles soient orientées vers les télécommunications, elles peuvent bien souvent s'appliquer à d'autres domaines. Certains travaux sur les nanoparticules pourraient servir en biooptique, par exemple en remplaçant les traceurs radioactifs utilisés pour le diagnostic de maladies, avec moins d'effets secondaires.

On pense souvent que l'optique se résume aux lunettes. Pourtant, les recherches en optique couvrent des thématiques beaucoup plus larges. En particulier, on utilise de plus en plus le terme « photonique » pour désigner le champ de l'optique qui utilise des photons comme porteurs d'information. Ce mot est calqué sur le terme « électronique », où l'on utilise des électrons dans le même but. Actuellement, les flux d'information (téléphone, internet...) doublent tous les 19 mois. L'électronique ne suffira bientôt plus pour gérer ces flux. La photonique permettra la transmission d'information à ces débits extrêmement élevés.

Les utilisateurs de technologies optiques ne se rendent pas nécessairement compte qu'un équipement électronique a été remplacé par son équivalent optique. En effet, du point de vue de l'utilisateur, le téléphone ou le modem ne change pas. Par exemple, quand j'étais enfant, si on téléphonait à l'étranger, on entendait son interlocuteur avec un retard important car le signal transitait par un satellite. Depuis, les signaux passent par des fibres optiques à la surface de la planète et le retard a disparu. Peu de gens se doutent que c'est grâce à l'optique.

Thèse

Dynamique non linéaire vectorielle de la propagation lumineuse en fibres optiques et caractérisation des phénomènes ultracourts associés (publiée le 20 décembre 2000)

Contacts

Pascal KOCKAERT

Ecole polytechnique de Bruxelles

tel 02 650 4855, fax 02 650 4496,

Campus du Solbosch

ULB CP194/05, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles